Le texte suivant a été écrit par le collectif organisateur du Die-in, et il résume assez bien nos raisons d’organiser cet événement. Pour toute question, nous vous invitons bien sûr à nous contacter directement.
Voici le texte:
Nous savons tous et toutes pourquoi nous sommes ici aujourd’hui. Les trois morts de Rougemont ont marqué le début d’une saison particulièrement meurtrière pour les piétons et les cyclistes. Encore la semaine dernière, une cycliste est décédée à Montréal. Bientôt, ça pourrait être nous! Depuis quelques années, la ville de Montréal reconnaît l’importance de repenser le transport. On nous encourage à marcher, à prendre notre vélo, on dessine des pistes cyclables, mais on entreprend aussi la construction de ponts et d’autoroutes qui font en sorte que quand on sort dans la rue, on est toujours en danger. En fait, chaque fois qu’un piéton met un pied dans la rue, chaque fois qu’un vélo se faufile entre les voitures, c’est dans l’espace sacro-
saint de l’automobile qu’il entre. Dans cet espace, on meurt lentement étouffé par la pollution et certain/e/s d’entre nous meurent plus violemment, frappé/e/s par un véhicule. Selon la police, les médias et le gouvernement, les cyclistes et les piétons meurent parce qu’ils/elles ne portent pas le casque ou bien traversent au feu rouge. Ce serait toujours de notre faute. Pourtant, ce n’est pas une entorse au code de la sécurité routière qui nous tue, ce sont les automobiles. Quand un/e cycliste ou un/e piéton/ne enfreint une loi, il/elle ne met
que sa vie en danger. Les automobilistes, même lorsqu’ils/elles
suivent les lois, sont un danger pour la vie des autres. Ce n’est pas juste la ville qui est pensée en fonction des autos, c’est aussi le code de la sécurité routière. Bref, les belles paroles de la ville et le greenwashing ambiant visent à nous convaincre que les choses sont en train de changer, mais, dans les faits, la culture automobile demeure inattaquée et les piétons et les cyclistes, plus en danger de mort que jamais.